Portrait 5 | SMR-A Jean Paul Gonaud, Montfavet
Faisons connaissance !
Le SMR-A (Soins Médicaux de Réadaptation en Addictologie) Jean Paul Gonaud du Centre Hospitalier de Montfavet (Vaucluse) est une structure d’accompagnement des patients adultes présentant une addiction. Cette hospitalisation de 5 semaines vient à la suite d’un sevrage (hospitalier ou ambulatoire). Les objectifs des SMR sont de « réduire les conséquences fonctionnelles, physiques, cognitives, psychologiques et sociales des personnes ayant une conduite addictive et de promouvoir leur réadaptation afin de renforcer l’acquisition des comportements de santé favorables à long terme ».
L’équipe est pluridisciplinaire (IDE, Aides-soignants, AMP, psychologue, assistante de service sociale, médecins psychiatres, addictologues, enseignante en activité sportive adaptée, ergothérapeutes, cadre de santé, secrétaires)
Concrètement, comment agissez-vous ?
L’hospitalisation s’articule autour d’une participation quotidienne à des ateliers thérapeutiques portant sur : la prévention de la rechute, le fonctionnement de l’addiction, l’approche psychocorporelle, l’activité sportive, des ateliers cognitifs, l’estime de soi, la gestion des émotions, l’affirmation de soi… Ainsi que par des entretiens individuels avec les différents professionnels de santé en fonction des besoins du patient.
Les permissions accordées le week-end permettent également d’amener le patient à se mettre en situation et à pouvoir mettre en place ce qui est travaillé en atelier thérapeutique (exemple : gestion du craving, des moments de solitude ou d’ennui…)
Nous accompagnons aussi le patient à développer un réseau de soutien et d’accompagnement afin qu’il puisse être suivi lors de son retour à domicile. Ainsi, nous travaillons activement avec les autres structures addictologiques et psychiatriques du territoire.
Une action qui vous tient à cœur ?
Nous remettons très régulièrement à jour nos ateliers thérapeutiques et développons d’autres outils de prise en charge afin qu’ils correspondent au mieux aux patients que nous accueillons.
Actuellement, nous développons la thérapie d’exposition. L’équipe peut accompagner les patients, selon le projet de soin, dans des supermarchés, des cafés, au restaurant ou autres situations que le patient considère comme « à risque ». Nous disposons également d’un casque de réalité virtuelle pour exposer les patients à des situations plus complexes ou non accessibles lors de l’hospitalisation. Ces deux approches, complémentaires, sont déterminantes pour diminuer le risque de rechute. Le but est que les patients puissent mettre en place les stratégies de gestion de craving évoquées lors des ateliers et des entretiens individuels. Cette approche renforce le sentiment d'efficacité personnelle et de confiance dans la mise en place des stratégies.
Une collaboration marquante avec ARCA-Sud à citer ?
Bien évidemment, nous apprécions les formations proposées ainsi que les réunions permettant de rassembler les différents partenaires et de se tenir à jour des dernières actualités.
Le suivi possible des patients par téléphone est également d’un grand soutien pour certains des patients excentrés pour qui il est parfois difficile de mettre en place un suivi addictologique.
Quels sont vos projets ?
Actuellement, nous sommes en réflexion autour du développement de l’HDJ (Hôpital De Jour). Nous aimerions nous mettre en lien avec les partenaires du territoire afin de pouvoir nous adapter aux besoins des patients sur le territoire.